|
|
Le 12 décembre 1937,
le Club d'Aix en Provence recevait la confirmation
de sa création par Chicago. Une commémoration
marquante de cet événement
a eu lieu en Mars-Avril 2008.
A lire également : "La
Maison de Cristal" (document
au format .pdf)
|
UN ACTE DE FOI D’HOMMES DE BONNE VOLONTÉ
UNIS PAR LE CULTE DE L’AMITIÉ
|
Il y a soixante
dix ans, le docteur Albert AYNAUD, avec un groupe
d’amis,
fondait -sous le parrainage du club doyen de Marseille-
le Rotary Club d’AIX-en-PROVENCE. C’était
le 12 décembre 1937. La Charte lui fut remise
officiellement le 15 février 1938, par le
Gouverneur COUIBES, en présence d’une
importante délégation
du Club marseillais.
|
 |
Un
président : une cause |
Dès
sa prise de fonctions, le Dr AYNAUD s’attacha,
auprès de ses amis, mais surtout des
nouveaux membres, à bien faire connaître
le Rotary.
On lui doit ainsi une «Introduction
à la Vie Rotarienne», véritable
«bible» qui, en sept pages, retrace
les circonstances dans lesquelles naquirent,
d’une part, le ROTARY INTERNATIONAL,
et d’autre part, notre Club. |
|
|
|
Le
premier fanion du Club |
|
Ce document,
peu connu, est un authentique hymne à l’amour
et à la compréhension entre les
hommes. La sobriété dans le choix
des termes n’a d’égale que
l’efficacité dans la pratique rotarienne.
Lors du cinquantenaire, au mois de février
1988, notre Club rendit un vibrant hommage au
Dr Albert AYNAUD, à l’action qu’il
conduisit à la tête de notre Club,
en particulier dans les années difficiles
qui précédèrent la seconde
guerre mondiale, alors que l’on pouvait
invoquer l’INTERNATIONALISME ROTARIEN, comme
ciment d’une plus grande compréhension
entre les hommes, à travers les continents. |
| |
|
 |
Retour
aux sources |
|
Albert AYNAUD, dans la foi
rotarienne qu’il aimait à transmettre, ne
pouvait ignorer l’idéal qui présida
à la fondation du Rotary.
Il n’omettait jamais d’évoquer, en
quelques phrases, la première réunion qui
se tint à Chicago, le 23 février 1905. C’est
dans cette ville, «aux mœurs très
rudes, où la morale évangélique
n’était pas de pratique courante»,
que le mouvement rotarien, en effet, prit naissance
sur l’initiative d’un avocat, Paul HARRIS,
qui avait fait partager sa foi à trois de ses
amis: un ingénieur des mines, Gustave E. LOEHR,
-un négociant en charbon, Silvester SCHIELE,
-un tailleur, et Hiram E. SHOREY.
«Paul était obsédé par une
idée –notait Albert AYNAUD- à savoir
que les relations d’affaires pouvaient et devaient
entraîner des relations d’amitié.
Ainsi, les quatre premiers rotariens estimèrent
que la création d’un club «pouvait
servir leur but, consolider leur amitié, et s’entraider
de leur mieux».
|
 |
Des
hommes de bonne volonté |
|
Le fait que le Rotary
ait posé comme premier principe l’entraide
mutuelle ne doit, soulignait Albert AYNAUD, engendrer
«aucune honte».
Peu à peu, en effet, ces hommes devaient «s’orienter
vers des objectifs d’abord moins égoïstes,
puis totalement désintéressés. TOUTE
IDÉE DE PROFIT AYANT DISPARU, CES HOMMES SONT DEVENUS
DES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ».
Dans son « Introduction à la Vie Rotarienne
», notre Président-Fondateur fut logiquement
amené à présenter le Rotary comme
:
«Une association d’hommes de bonne volonté
qui, sans distinction de race, d’opinion, ou de
religion, s’unissent pour tenter d’améliorer
les relations entre les hommes, favoriser tout ce qui
unit contre tout ce qui divise, dans le domaine national
et international».
Les buts du Rotary –et il est toujours bon de
le rappeler- se résument donc en un seul mot
:
«SERVIR».
Comment? Albert AYNAUD le précisait
:
«Tout bon rotarien sert: son club, par
son assiduité et l’amitié qu’il
témoigne aux autres membres, sa profession,
par ses propres qualités et par l’adoption
de mesures sociales qui doivent le placer en tête
du progrès. Il sert sa ville par la courtoisie
qu’il pratique à l’égard de
tous et ses aptitudes qu’il peut mettre au service
de chacun et, enfin, par l’esprit de paix, c’est
à dire par la recherche –au delà
des frontières- de tout ce qui peut rapprocher
les hommes pour arriver à une paix bien assise
sur les éléments principaux de chaque
nation».
|
 |
Le
mouvement rotarien en France |
|
Dans notre
pays, ce n’est qu’en 1921 que «furent
appréciées les idées rotariennes»,
et c’est PARIS qui eut le premier club.
Pourquoi si tard?
«Une déduction toute personnelle»
amena Albert AYNAUD à expliquer que les idées
chères à Paul HARRIS constituaient, en
fait, «des principes qui, en Europe, et surtout
en France, avaient cours depuis longtemps».
A l’appui de cette conviction, il invoquait deux
idées.
La première «imprégnée du
sens de la dignité humaine ainsi que de la solidarité»,
émanait de DESCARTES qui, au 17ème siècle,
avait affirmé
«C’EST PROPREMENT
NE RIEN VALOIR
QUE DE N’ÊTRE UTILE À PERSONNE.»
Il empruntait la seconde idée au Père
LACORDAIRE:
«AIMER, C’EST SE
DÉVOUER POUR SERVIR,
OU PLUS SIMPLEMENT SERVIR.»
Ces deux phrases ne semblent-elles pas annoncer les
principes du Rotary?
|
André TOUCAS
(1992/1993) et André-Pierre BLANC (2002/2003),
Gouverneurs issus du Rotary CLub d'Aix en Provence.
Notre club a également donné deux
autres Gouverneurs :
André FRET (1966/1967) et Albert DECIS
(1982/1983) |
A lire également : "La
Maison de Cristal"
(document
au format .pdf. Nécessite Adobe Reader, téléchargeable
gratuitement)

|
|
 |
|